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Le Bien et le Mal sont donc au cœur du machiavélisme. Cependant, bien loin de la sempiternelle confrontation exhalée par les religions, Machiavel les enchaine de façon bien plus réaliste. En s’opposant au dicta qui veut que le Bien sera la récompense de ceux qui souffrent ou endurent le Mal (cf enseignement élémentaire de la doctrine et de la morale chrétienne), et que ceux qui s'adonneront au Mal seront punis ad vitam aeternam, il insiste sur la corrélation intime de ces deux notions. Le Bien est toujours si intrinsèquement lié au Mal, qu’il semble impossible de les concevoir l’un sans l’autre. De même, il n’existe pas de bien ou de mal en soi.

« Car il faut faire tout le mal d'un coup afin que moins longtemps le goûtant, il semble moins amer, et le bien petit à petit afin qu'on le savoure mieux. » Nicolas Machiavel